Alors que les Jeux olympiques s’approchent et que la Chine est officiellement entrée dans la nouvelle année du rat, on entend de plus en plus parler de cet évènement majeur de l’année en Chine, si ce n’est l’évènement le plus marquant et le plus visible sur la scène internationale depuis le sombre épisode de Place Tiananmen. Seulement cette fois, le pouvoir en place veut en faire un évènement à l’image positive, coûte que coûte.
Selon le quotidien LeDevoir, Amnistie internationale vient de faire paraître un livre qui dénonce la situation des droits humains en Chine, Droits humains en Chine, le revers de la médaille, des éditions Autrement. Le lancement se produit en pleine vague d’arrestations de dissidents du régime, dont le dissident Hu Jia et le cyberdissident Lu Gengsong pour “incitation à la subversion”.
Jim Yardley du New York Times a couvert l’arrestation de M.Hu le 30 janvier 2008 (il est arrêté depuis la fin décembre 2007). Tel qu’il l’expose dans son article, il est de l’opinion d’un juriste expert qui connaissait Hu qu’il s’agit d’un effort planifié pour faire taire les dissidents et les dissidents potentiels en vue des Jeux olympiques. Il parle aussi des réaction à son arrestation, qui est jugée excessive, puisque M. Hu ne serait pas un véritable opposant au régime, mais simplement un citoyen qui exposait les problèmes auxquels les Chinois font face et qui intervenait en s’impliquant personnellement dans ces causes. Selon Pierre Haski, auteur de la préface du livre d’Amnistie internationale (cité dans LeDevoir) et ancien correspondant du quotidien français Libération en Chine, l’arrestation récente de Hu Jia est littérallement “un défi à la terre entière” lancé par les autorités chinoises.
Dans son livre, Amnistie internationale dénonce le contrôle plus grand des médias, du réseau Internet, la peine de mort, le lot des travailleurs migrants et des pratiques telles que la “désintoxication obligatoire” des toxicomanes. Le lancement aurait aussi été l’occasion de divulguer les détails de la campagne J-100, qui aura pour but d’éveiller l’opinion publique internationale aux droits humains en Chine dans la période précédent les Jeux.
Au sujet de la censure…
Dans l’article The Year of the Censorship of the Olympics, James Knight du quotidien britanique Telegraph développe plus en détails la question du contrôle des communications à prévoir dans le cadre des Jeux olympiques. Selon lui, les scandales censurés et les mesures prises par le gouvernement pour les étouffer seront décuplés avant et au moment où jusqu’à 500 000 visiteurs et plus de 20 000 représentants des médias seront sur place avec leurs appareils d’une efficacité impossible à contenir pour les censeurs. La table risque d’être mise pour des confrontations entre les forces de l’ordre et des représentants des organisations de défense des droits humains qui pourraient essayer d’en profiter pour exposer à la face du monde des situations dont l’opinion publique internationale ne se soucie guère.
tel qu’anticipé… il m’est impossible (à partir de la chine) d’accéder au site d’amnistie, j’ai beau cliquer… le “serveur” ne répond pas…
interessant.
aussi depuis l’annonce du retrait de spielberg aux J.O. : absolument rien a ce sujet dans les journaux ici. encore là, pas une grande surprise de ce côté.
Ha ouain! J’ai vérifié aujourd’hui et le lien n’est pas brisé à partir du Québec. C’est à cause du grand “Firewall of China!”
Mais je croyais que la connexion par l’ambassade était par sattellite?
ouais, c’etait comme pour youtube il y a quelque temps, soudainement inacessible partout en chine, le site de photos flickr aussi… heureusement qu’il y a des moyens de contourner ce “Big (Fire) Wall of china”! …
sinon, finalement aujourd’hui, le journal chinois anglophone, China Daily a “mentionné” sa version de l’abandon de spielberg aux JO…
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Spielberg decision to quit ‘regretful’
http://www.chinadaily.com.cn/china/2008-02/15/content_6456565.htm