La question à 50 000$. Quel sera le résultat de toutes les campagnes de sensibilisation, d’hygiène et de bienséance lancées depuis un moment par le gouvernement chinois auprès de la population pékinoise, afin de galvaniser l’effet lors des jeux olympiques qui se dérouleront en août prochain? Certains diront qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. Comment littéralement contraindre les gens pour des gestes aussi simples que cracher, sacrer (les Québécois en savent quelque chose), huer? L’article suivant, Olympic cheering program hopes to stamp out swearing, bad sportsmanship de la Presse canadienne à Beijing, présente le processus “d’éducation” populaire plus en détails, relatant les rencontres de pratique organisées avec des foules de citadins offrant de leur temps gratuitement pour faire une bonne image devant les étrangers.
Un autre article, du Guardian Unilimited (R.-U.), fait état d’une dernière ronde de démolitions dans le cadre de la tenue des jeux, amorcée le 4 décembre dernier, afin de créer un “canal de sécurité” autour du stade principal où se dérouleront les épreuves sportives. À cette occasion, les journalistes ont recueilli les propos des familles évincées et sont revenus sur un l’un des aspects les plus critiqués dans l’organisation des olympiques, soit le maquillage cosmétique de la ville, sans tenir compte de la réalité et des droits de ses habitants, si ce n’est du reste de la Chine. L’article, Anger as Beijing starts latest round of demolition, peut être consulté ici.