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Free Tibet Cérium.caLe Centre d’études de l’Asie de l’Est de l’Université de Montréal et le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal tiendront ce jeudi le 10 avril à 16h30 une table ronde sur le thème de la crise qui prévaut actuellement en Chine, et plus particulièrement au Tibet, entourant les manifestations par des Tibétains et leur répression par la force par le gouvernement chinois. La table ronde aura lieu au Pavillon situé au 3744 Jean-Brillant (le Cétase est situé au 4e étage et le Cérium au 6e étage).

4 spécialistes invités

David Ownby, directeur du Cétase, discutera de la ’gestion du fait religieux dans la Chine d’après-Mao’. Marc Des Jardins, assistant professeur pour les religions de Chine et du Tibet à l’Université Concordia, discutera de la situation tibétaine au delà de ses frontières politiques actuelles (référant au ’Grand Tibet’). Zhiming Chen, professeur adjoint au département de science politique de l’Université de Montréal, présentera le ’regard d’un politologue chinois’. Enfin, Fred Bild, ancien ambassadeur du Canada en Chine (1990-94) et professeur invité au Cétase, partagera ses ’réflexions diplomatiques’ sur le sujet du cas du Tibet.

Cette annonce à été publiée sur la liste d’envoi du Cérium (info. 514-343-7536).

TRondeaffbwwebSaviez-vous qu’il existait une Association des étudiants asiatiques à l’Université du Québec à Montréal? Elle sera l’hôte d’une table ronde prochainement, le 9 avril 2008 de 18h à 21h, au local DR-200 du Pavillon Athanase David.

Les sujets couverts durant la table ronde, intitulée Réalités culturelles et sociales des Asiatiques du Québec, comprennent notamment: identité culturelle et sentiment d’appartenance, stéréotypes, et les domaines d’étude et de carrière.

Il faut confirmer son inscription par courriel avant vendredi 4 avril à uqam.adea@gmail.com, ou par téléphone au (514) 987-3000 poste 0244.

À l’occasion de la journée internationale de la femme qui se tient le 8 mars, nous en profitons pour vous parler de la femme chinoise, mais par l’intermédiaires de courts vidéos sur la scène artistique chinoise postés dans le site Youtube.

Faye Wong, célèbre chanteuse et actrice chinoise, femme de carrière atypique, en première page du PostMagazine. Solitary Star, y lit-on, mais pas pour longtemps. Photo: 770 dans Flickr (cc)Les idoles instantanée ou les électrons libres et talentueux du milieu artistique, s’ils ne représentent pas nécessairement l’ensemble de la société, incarnent souvent de façon éloquente ses aspirations et ses préoccupations, laissant présager des changements à venir. Ainsi les portraits de femmes qui sont présentés dans les vidéos qui vont suivre ne ont pas à l’image de toutes les femmes chinoises, mais démontrent hors de tout doute que nous n’en sommes plus à l’époque des pieds bandés, ou de la femme soldat asexuée sous les ordres de Mao. On y parle de modèles qui enfreignent et repoussent les limites de ce qui est considéré comme “acceptable”, mais qui créent peu à peu une nouvelle place et élargissent l’univers des possibles pour la génération montante.

En musique

Voici un petit vidéo qui explique, par des entrevues, le parcours de deux jeunes musiciennes de la scène de Beijing, des groupes Hedgehog et Carsick Cars. La capitale a depuis les années 80 été le creuset et le théâtre où ont évolué de nombreux groupe à la musique dite “rebelle”, peut-être à cause du caractère foncièrement politique du climat social pékinois. Des talents de partout au pays s’y donnaient rendez-vous et tâtaient de cette musique occidentale dans les bars clandestins et des appartements. Aujourd’hui, le genre s’est diversifié et commercialisé, s’étendant à toute la Chine. Les précurseur ayant tracé la voie pour les autres, on entend des créations de tous les styles musicaux sur les ondes et dans les petits bars.

Dans le vidéo, il est brièvement question des “Supergirl“. Il s’agit d’une émission chinoise extrêmement populaire, du même genre que Star Académie. En 2005, le choix de Li Yuchun comme gagnante avait provoqué un tollé général car on disait qu’elle ne représentait pas la jeune fille chinoise avec son look androgyne (la coupe à la garçon) et son attitude aggressive. Début 2006, son look était à la mode chez une certaine partie de la population estudiantine. Enfin, comme l’affirme la protagoniste du vidéo, les concours comme Supergirl ne font pas l’unanimité dans la communauté artistique.

Ce n’est tout de même pas facile de faire carrière en Chine, ne serait-ce qu’à cause du piratage qui ne permet pas de grands profits. La censure, l’auto-censure et les pratiques commerciales erratiques sont d’autres freins à l’émergence d’un marché musical comprable à ce qu’on retrouve ici. Les musiciens doivent provenir des classes aisées, ou encore se vouer à une existence qui ressemble plus à une vocation qu’à une carrière, c’est-à-dire vivre de maigres revenus, ne pas attendre de reconnaissance sociale et vivre sur la route, tout en entendant votre matériel jouer sur les ondes et se vendre dans les magasins à la grandeur du pays, sans toucher la moindre redevance. L’alternative est de percer dans le monde chinois, en dehors de la Chine, où des majors contrôlent et se partagent les parts de marché, mais qui décident pour une large part de la nature du produit.

Il serait injuste de ne pas mentionner que le foisonnement musical est aussi plus que présent à Shanghai, la “Paris de l’Orient” qui semble renaître de ses cendres tel un phoénix (animal très présent dans l’imagerie chinoise. L’impératrice était considérée comme un phoénix, l’empereur comme un dragon). Dans les années 1930-1940, Shanghai constituait une plaque tournante du Jazz international. Les grands noms venaient s’y produire et la scène locale comptait son lot de femmes actrices et chanteuses de Jazz, comme la célèbre Zhou Xuan qui jazzait en anglais et en chinois. Dans un espèce de revivalism” mu par la nostalgie, ou par un permanent besoin de contrebalancer la place que prend sa rivale Beijing sur le plan politique, la ville de Shanghai se développe à nouveau comme à cette époque révolue, et le Jazz y reprend également sa place.

Une membre du groupe Cold Fairyland joue du Pipa par nozomiiqel sur Flickr (cc)Le vidéo qui suit présente un groupe particulier de la scène musicale shanghaïenne, Cold Fairyland (冷酷仙境, Lěngkù Xiānjìng), qui se produit dans un local situé en dehors des sentiers battus, le YuYinTang. Ce groupe a la particularité qu’il marie des élément de rock et de musique traditionnelle chinoise. Vous pouvez consulter d’autres vidéos à leur sujet dans leur page MySpace, en cherchant le mot clé coldfairyland. Le groupe compte notamment plusieurs femmes à son actif, qui récupèrent et s’approprie le rôle traditionnel de la joueuse de Pípá (琵琶, luth chinois) ou de Gǔzhēng (古箏, cithare chinoise).

Le vidéo était initialement tourné pour GigShanghai, un cannal Youtube qui montre la scène musicale shanghaienne actuelle (entrevue avec des groupes, performances). La qualité du son n’étant pas très bonne, je vous recommande toutefois de vous rendre dans leur page MySpace pour vous faire une meilleure idée (on peut y écouter certaines de leur chansons)

En vidéo: ces femmes cinématographes

Enfin, voici un vidéo sur un projet de promotion de femmes cinématographes au Yunnan, une province montagneuse du Sud de la chine (au Sud du Sichuan) où l’on retrouve une très grande diversité ethnique. Dans le vidéo, on interroge la productrice du projet Yunnan New Film Project, Lola.


LiensLe Yugongyishan, un des bars cool du quartier Sanlitun, à Beijing, où se produisent nombre de ces groupes expérimentant sur des voies différentes de la musique pop chinoise…. Je fais un extra. Voici un vidéo de GigShanghai couvrant la performance du groupe pékinois Hedgehog à son passage là-bas. Écoutez ce vidéo pour voir la première intervenante, interrogée plus haut, en action. Mettez vos lunettes anti-brouillard, car la visibilité est nulle, et vos bouchons, car le son est très mauvais, mais les commentaires recueillies vox-populi à la fin valent la peine!

Un des principaux problèmes quand vient le temps de parler de la Chine est la quasi incomparable largeur du sujet. Les scientifiques, les entrepreneurs expérimentés ayant séjourné longtemps sur le terrain, les “China hands”, ces sinologues du terrain, rompus à la culture chinoise et ses ramifications, tous cherchent un procédé pour en parler d’une façon rendant justice à sa complexité, mais suffisamment concise pour ne pas y perdre le néophyte.

Le film documentaire Sur le Yangzi (Up the Yangtze) fait étonnamment bonne figure dans ce domaine, utilisant la métaphore de la construction du Barrage des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangzi, au Sichuan, pour se livrer à un discours éloquent sur la modernisation et ses effets délétères sur la société chinoise. Il s’agit d’un documentaire réalisé par Yung Chang, un montréalais aux origines familiales chinoises, en collaboration avec l’ONF.

Yu Shui (Photo: ONF)Rappelant la forme singulièrement courbée des barrages, le propos sur la « Chine qui se transforme » se déploie par l’intermédiaire d’une parabole, pour arriver aux oreilles et aux yeux interpellés des spectateurs. On suit dès le départ le quotidien d’une famille de paysans habitant sur les rives du majestueux fleuve (autrefois appelé fleuve bleu), dont les berges sont vouées à être inondées à l’occasion de la construction du Barrage des Trois Gorges en aval. Vivant dans une pauvreté extrême, la famille est forcée d’envoyer sa fille aînée, Cindy Yu Shui, travailler sur l’un des bateaux croisière de luxe transportant les touristes jusqu’au barrage. En parallèle, on suit également le cheminement d’un jeune garçon de la classe moyenne urbaine, Jerry Chen Bo-yu, qui travaille aussi sur le bateau. Les deux nourrissent ainsi leurs ambitions respectives. Pour l’une, il s’agit de subvenir aux besoin de sa famille sans le sou, sur le point d’être définitivement expropriée par le système, et de nourrir l’espoir d’un jour payer pour ses études. Pour l’autre, cela signifie de gagner sa vie grassement et d’accéder au rêve de nombreux chinois d’aujourd’hui: de s’élever à un niveau de vie bien au-delà de celui que la génération précédente pouvait espérer atteindre. Le récit se déroule sur un fond de rencontre culturelle entre les touristes attirés par ces « croisières d’adieu » aux rives du fleuve Yangzi, dont les 5000 ans d’histoire sont sur le point d’être englouties, et cette Chine qui se transforme en disposant des ressources et des rêves de nombreux de ses concitoyens au passage, tel un serpent jette sa vieille peau après la mue. On suit les deux protagonistes, leur famille et leurs amis, dans une série d’éveils et de remises en question sur la véritable nature de la culture chinoise, du développement national et des difficultés de la vie en général. Pour la jeune Yu Shui, l’expérience relatée dans le film rejoint le thème universel du passage, précipité dans son cas, à la vie adulte, alors qu’elle se voit éloignée de sa famille et subvenant elle-même à ses besoins.

Famille Yu (Photo: ONF)Le film se situe à la frontière du documentaire et du récit de fiction, et rappelle la forme du film ethnographique. Lui-même d’origine non-chinoise (né au Canada et habitant à Montréal), mais parlant la langue et ayant ses racine lointaine en terre chinoise, le réalisateur parvient, en montrant le quotidien et les péripéties des protagonistes (grâce à une proximité au sujet et un traitement parfois voisin de la télé-réalité), à faire ressortir les aspects culturels des problèmes soulevés dans le récit. Dans ce sens, une grande force du film est qu’il arrive à faire connaître la Chine de l’intérieur, par des scènes variées où les contrastes profonds de la civilisation chinoise se rencontrent. Cela se joue par exemple dans les relations entre les paysans illettrés et les membres des classes plus aisées, comme dans la façon dont Cindy Yu Shui est perçue différemment par les autres membres de l’équipage, ou la rencontre des ruraux aves les citadins, les membres de minorités et les chinois d’origine Han, etc. À mile lieues de ces frictions, l’imperméabilité des touristes occidentaux à la réalité de la Chine actuelle, encore plus face au vécu des strates moins nanties de la société, est presque constamment rappelée par le pastiche et la mise en scène à laquelle ils sont soumis. On en vient à croire qu’ils sont une sorte de « super-classe », formant un échelon supplémentaire du système chinois, situé juste au dessus de la classe aisée, relativement détachée du sort des plus pauvres.

M. Yu sur la berge (Photo:ONF)          Certaines images étaient particulièrement touchantes, comme ces riverains observant la crue des eaux ainsi que le déménagement in extremis de la famille Yu au dernier moment, alors que les eaux entourent leur maison. L’image de ces paysans convertis par la force des choses en main-d’œuvre à bas prix sur les chantiers d’aménagement des berges (en prévision de la crue des eaux), sorte de force brute travaillant avec des outils aussi rudimentaires que le pic, le marteau et la barre de fer, rappelle aussi que toute les époques de l’histoire de la Chine se jouent encore aujourd’hui, alors que ces lignes sont écrites; le destin de ces paysans partage des affinités effarantes avec des bâtisseurs de la Grande Muraille, deux mile ans auparavant. Enfin, la candeur et la sincérité des deux principaux protagonistes, se livrant tout entiers à la caméra, emplit le spectateur d’une pénétrante sympathie.

          Malgré tout, le traitement laisse parfois perplexe. On se demande souvent s’il s’agit purement et simplement d’une mise en scène, ou si les personnages présentés à l’écran parlent d’eux-mêmes. Comment la production du film n’a-t-elle pas pu influencer significativement le parcours des personnages? Ce qu’on voit à l’écran dépend très certainement en partie du tournage, alors comment cela représente-t-il réellement ce qui se passe en réalité, et comment ne s’agit-il là que de la projection d’un projet de tournage conduit par une équipe à la perspective occidentale? Quoiqu’il en soit de cette question, les images parlent souvent d’elles-mêmes, et le résultat vaut tout de même son pesant d’or en pertinence.

Touristes Up the Yangtze (Photo:ONF)

          Production adroitement menée, au rendu esthétique laissant son empreinte dans la mémoire, le film s’est valu un accueil chaleureux de la critique. Ce ne sont pas les berges du Yangzi qui demeurent les vedettes du film, mais les personnages empreints d’humanités qui l’habitent entièrement, du début à la fin.

Il est assez comique de voir s’immiscer certains détails qui laissent comprendre qu’il s’agit d’une production québécoise, comme la mention par le directeur du personnel du bateau, lors d’une formation donnée aux employés, du séparatisme québécois. Ou encore, dispersée tout au long du film, la fine et agréable musique de la joueuse de pipa montréalaise Liu Fang (d’origine chinoise, il va sans dire). Enfin, les premiers organismes subventionnaires mentionnés au générique relèvent du gouvernement provincial. Pour cette fois, ce sera pour le financement public une pierre qui sera tombée directement sur la cible, et on les en remercie.


Liens à consulter:

Si vous avez aimé, voir aussi

Une bande annonce du film Up the Yangtze, diffusée dans Youtube par l’ONF:

Reportage de Radio-Canada sur Liu Fang, jouant du Guzheng, la Cithare chinoise, et du Pipa, le luth chinois, diffusé dans Youtube:

Les 3 et 4 mars 2008 prochain, l’Université Mcgill sera l’hôte de la tournée iMuse2008 (Initiating Mutual Understanding through Student Exchange), une initiative conjointe d’étudiants de l’université Tsinghua, de l’université de Pékin et de l’Université Harvard. Cette tournée amène notamment des étudiants chinois et des conférenciers vedettes à s’exprimer sur divers sujets dans quelques départements d’universités nord-américaines offrant des programmes et possédant des organes reliés aux enjeux auxquels fait face la Chine du temps présent. Le programme entier de la tournée peut être consulté dans le site de iMuse2008.

Au programme de la tournée pour son passage à McGill les 3 et 4 mars 2008 prochain:

  • Projection de 2 films;
  • 2 conférences;
  • 1 exposition photo itinérante;
  • La liste de diffusion du département d’études est-asiatiques de McGill fait aussi état de nombreux cadeaux, de nourriture et d’opportunités de bénévolat aux Jeux olympiques

Sur ce dernier point du bénévolat aux Jeux olympiques, il est à noter que le commanditaire principal côté Chine est le Comité des Jeux olympiques de 2008 (par la bande de la fondation Strategy Alpha International 2008 Beijing Olympics). Il est donc probable que l’information diffusée lors de l’évènement sera de première main, si la chose vous intéresse.

Programme

Films à l’affiche à l’auditorium du pavillon Frank Dawson Adams (3450 rue Université, Montréal). Des commentateurs invités seront présents lors de la représentation:

Conférences données au Club de la Faculté et Centre de conférences de McGill (Faculty Club):

  • “Global Impact of Epidemic Disease: China and the World”, par le professeur William Summers de l’université Yale, le 3 mars à 3h30
  • “Asia and Climate Justice after the Environment: Notes from the early anthropocene”, par le professeur Peter Button du département d’études est-asiatiques de McGill, le 4 mars à 18h00.

L’exposition photo, Landscapes of Modern China (Paysages de la Chine Moderne), est constituée d’oeuvres données à Kodak par les commanditaires de l’évènement, soit plus de 90 épreuves du National Geographic exposant la vie chinoise d’aujourd’hui dans toutes ses couleurs.

Biographie des délégués chinois participant à la tournée iMuse2008

http://www.imuse2008.org/delegatebios.php

 Pour plus d’information et pour réserver, écrivez à iMuse.mcgill@gmail.com, ou téléphonez au Département d’études Est-Asiatiques de l’Université McGill au (514) 398-6742.

*Conférence: Le travail en Chine

Construction Worker par Saad.Akhtar sur Flickr (CC)Éric Boulanger, chercheur pour le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CÉIM) donnera une conférence intitulée “Le travail en Chine: coincé entre la mondialisation économique et l’autoritarisme politique“.

La conférence aura lieu le vendredi 22 février 2008 au local A-1715 du pavillon Hubert-Aquin, à l’université du Québec à Montréal.

Cette conférence est organisée conjointement par le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CÉIM) et le groupe Gouvernance Globale du Travail (GGT)

ESPN WATER CUBEDans son édition du 29 janvier 2008, le quotidien montréalais LeDevoir faisait état de l’inauguration en grandes pompes du “cube d’eau” de Pékin, soit le Centre aquatique national, où se tiendront notamment les épreuves des disciplines olympiques aquatiques en août prochain, à l’occasion des jeux olympiques. L’article, intitulé JO 2008: Pékin inaugure son Cube d’eau, hôte des épreuves de natation, mentionne que les 200 millions de dollars ayant été nécessaires à sa construction ont été déboursés principalement par les communautés chinoises d’outre-mer, dont l’argent aurait transité par des institutions financière de Hong Kong, Macao et Taiwan. L’Australie a été pour sa part un des partenaires principaux du chantier et du design du projet.

La membrane de plastique recouvrant la coque d’acier, quoiqu’elle laisse passer les rayons du soleil et permette des économies de chauffage de plus de 30% selon les responsables du chantier, ne réussissait apparemment pas, le jour de l’inauguration, à palier à la pollution de l’air de Pékin, un des problèmes graves de la ville au parc automobile en pleine explosion. Elle était recouverte d’une fine pellicule de poussière qui atténuait l’effet de surprise prévisible à quiconque se retrouve pour la première fois devant une telle construction. Selon les responsables, la poussière origine pour l’instant surtout des chantiers de constructions environnants de la cité olympique, et un nettoyage sera bien suffisant pour redonner à l’édifice tout son lustre.

Un visionnement de ce reportage de la télévision chinoise CCTV9, posté sur Youtube, est tout à fait recommandé afin de se faire une idée de ce en quoi consiste exactement ce “cube d’eau”.

*Son: Métro de Beijing

Un bref retour sur la récente visite en Chine de la ministre Monique Gagnon-Tremblay, chef du ministère des Relations internationales du Québec, et la tenue de la Dictée des Amériques à Shanghai en décembre dernier.

Dans l’article Québec-Chine: Plein Gaz publié sur le site web du ministère, il est notamment confirmé que le nombre de traducteurs stagiaires du Québec travaillant au siège du Comité organisateur des Jeux olympiques de Beijing sera doublé. L’article fait également état des rencontres entre la ministre et des responsables de la Aviation Industry of China, du Ministère de la Science et de la Technologie et des autorités de la province du Shandong, dans la ville de Jinan.

La Dictée des Amériques à Shanghai!

Un second article paru en même temps sur le site du ministère, Shanghai: à vos crayons, prêts, partez!, relate que la Dictée des Amériques a été tenue à Shanghai à l’occasion du 400e anniversaire de la Capitale nationale du Québec, qui se tient cette année en 2008. Ce sont plus de 80 étudiants qui se sont livrés à l’exercice, organisé par le Bureau du Québec à Shanghai. 2 gagnants de la dictée se rendront à la grande finale internationale qui aura lieu à Québec, le 15 mars de cette année. Selon l’article, la Dictée est donnée chaque année dans cette ville et permet au Bureau du Québec de faire connaître la culture québécoise, tout en maintenant ses liens avec des partenaires institutionnels tels que l’Alliance française de Shanghai (dans les locaux de laquelle se déroule l’évènement) et plusieurs universités et écoles secondaire chinoises affiliées.

Quelques liens:

Cliquez pour accéder aux photosVous vous souvenez sûrement du fameux nain de jardin du papa d’Amélie Poulain, celui là qui a réussi à faire le tour du monde dans les valises de sa copine, afin de réaliser le rêve de jeunesse de son propriétaire de faire le tour du monde? De ville en ville, le nain en question envoyait des photos de lui-même prises devant des monument historiques, comme des cartes postales rendant compte de son expérience. Le rêve cosmopolite des années 1960 quoi!

Il semblerait qu’une autre créature s’en soit inspirée et serait partie à l’aventure de par le vaste monde, traînant ses souliers voyageurs jusqu’en Chine… du moins, ses pieds, car elle n’a pas de souliers, ni de vêtements d’ailleurs. On parle ici d’un übergnome, un personnage orange de 15 centimètres de haut, fait de caoutchouc, qui répond au prénom de Gotan. Parti de Londres, au Royaume-Uni, son périple l’a dernièrement amené jusqu’en Chine, où il a été accueilli par une expatriée québécoise à Beijing, Dominique Bergeron. Petit récit d’un projet photographique pas comme les autres.



 Gotan on Tour, ou la « Tournée Gotan »

Dominique Bergeron, une québécoise amatrice de photographie, fait partie d’un groupe de photographes actifs sur Flickr. Le fait qu’elle habite présentement en République populaire de Chine ne l’a pas empêché de garder contact avec ses amis photographes créatifs et éparpillés aux quatre coins du globe. Deux d’entre-eux, répondant au pseudonymes de Laura_Mary et andydrew, ont initié le mouvement. Ils ont donné naissance au projet Gotan on Tour, à ne pas confondre avec le groupe de jazz électronique basé en France, Gotan Project, dont le nom, « Gotan », signifie Tango en verlan, un argot des jeunes Français. Disposant d’une figurine en caoutchouc, ils lui ont donné des attributs et ont invité les membres d’un groupe à se joindre au projet, et faire voyager la figurine partout dans le monde. Pour obtenir une visite de Gotan, les membres du groupe doivent soumettre des Haïkus d’invitation d’une longueur maximale de 5 mots, qui sont ensuite jugés et sélectionné par les administrateurs du groupe. C’est à une confrontation en règle de tirades à la poésie douteuse qu’on a parfois droit, mais l’exercice est plus que divertissant. On a par exemple eu droit au : Ladies Love Cool Gotan Sings de 2 :1 (”LLCoolG chante”), Orange Fever Seizes New York et Say He’ll Take Manhattan de Suzanne.Rees (”La fièvre orange s’empare de New York”, et “Disons qu’il prenne Manhattan”, suivant la thématique du récent film Cloverfield). Il y a Dominique et Gotanaussi eu les hybrides Sunny Florida And Windy Chicago (”Floride ensoleillée et Chicago venteuse”) et Destination Vietnam è Singapore, Stopover : Beijing (”Destination Vietnam par Singapoure, arrêt à Beijing”) de deux utilisateurs plutôt voyageurs, soit azuree_maisie et choowie_wookie. Dominique Bergeron a gagné la première visite avec ses deux tentatives I Will Feed Him Dumplings (”Je le nourrirai de Raviolis”) et Nihao, People’s Republic of China (”Bonjour!, la Chine”). Une fois l’inévitable voyage postal accompli, les hôtes de la mascotte Gotan doivent en prendre soin, lui faire faire le tour des attraits touristiques, marqueurs visuels de l’endroit.

De Bristol à Beijing, Opportunité photo

Le groupe en demeure un de photographie et le personnage de caoutchouc demeure un simple prétexte à l’inspiration créative des artistes qui s’en donnent à cœur joie, contribuant collectivement à la personnalité du personnage, en le photographiant parfois dans des endroits incongrus. Ainsi, Dominique lui a fait faire le tour des restaurants pékinois, lui apprenant à manger des nouilles avec des baguettes, puis l’a amené à la Place Tiananmen. Il aurait souvent été le sujet de la curiosité des Chinois, et aurait été vu (il y a des photos) écumant les maisons de karaoké et les salons de massage de la ville. Il y a même des photos, historiques, prises devant le Centre national aquatique et le Stade national de Beijing en pleine construction, deux bâtiments érigés pour les Jeux olympiques qui auront lieu en août prochain dans la capitale chinoise.

Et la suite du voyage

La mère de Gotan, qui le poste pour la première foisLe volet chinois du trajet du personnage de caoutchouc orange ne fut que son premier pas dans le monde. À l’heure où sont écrites ces lignes, Gotan a déjà fait le trajet postal séparant la Chine de Los Angeles, puis a fait un tour à Las Vegas, pour se rendre à Seattle. Il y aurait été porté disparu depuis un certain temps, mais on aurait vite trouvé son clône traînant quelque part et c’est ainsi que la saga se poursuit avec le remplaçant Gotan « 2 », identique au premier. L’effet sur la pellicule argentique (ou le support numérique) sera le même, à n’en pas douter. Roulant sa bosse dans le monde, la figurine permet à tous ces utilisateurs de maintenir leurs rapports virtuels bien en vie. À suivre dans une page du site Flickr près de chez vous.

Gotan bigQui est Gotan?

  • Nom : Gotan
  • Taille approx.: 15 centimètres
  • Couleur : Orange vif
  • Matériau : Caoutchouc
  • Profession : mannequin photo et voyageur

Signalement : Grand voyageur, il aime manger des nouilles et a une réputation d’übergnome infatiguable, écumant les bars et autres attraits touristiques de par le monde. Encore jeune, son périple en est un de découverte. Sa dernière découverte en lisse risque d’être qu’il apprécie davantage sa liberté en dehors du cadre du projet « Tournée Gotan ». Il a été vu pour la dernière fois à Seattle, aux États-Unis. Qu’à ce la ne tienne, son clône, Gotan 2, poursuit l’expérience à sa place. Mais, on attend une carte postale au moins!

Liens:

(Toutes les photos sont protégées sous license Creative Commons, et ne peuvent être utilisées à des fins commerciales).

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